Une histoire savoureuse

Tout le monde cherche la recette. Celle de l’amour qui dure toujours, de l’éducation parfaite, de la croissance, de la jeunesse éternelle… Des années de quête pour réaliser que la seule recette qui vaille est celle qui équilibre, surprend et réjouit. La recette la plus juste et la plus vraie. Dans celle de son Choc’O Roi, Nicolas Bécam a mis son enfance dans le pétrin, la convivialité du Pays Basque, l’histoire de l’Anjou, la douceur du chocolat, les leçons de ses voyages et son envie de régaler petits et grands. Un tas d’histoires comme autant d’ingrédients, pour une recette unique.

  • Nom Choc’O Roi
  • Créateur Nicolas Bécam
  • Mission Régaler et donner le sourire à tous les gourmands, petits et grands.
  • Pourquoi ? Parce qu’Angers avait des alcools, des liqueurs, des chocolats, mais
    pas encore de gâteau.
  • Supers pouvoirs : Plaire aux enfants comme aux grands-parents.
    Être une vitrine pour l’Anjou. C’est comme si cela faisait 500 ans qu’il existe alors
    qu’il n’a que deux ans. Quant au crémant de Loire 100 % chardonnay qui y est
    associé, il réussit l’exploit de valoriser le Choc’o Roi en bouche sans prendre la
    main. C’est la bulle qui convient parfaitement.

Comment en vient-on à créer un gâteau ?
En naissant dans le pétrin ! J’ai passé mon enfance et mon adolescence dans le fournil familial. Il était écrit que je devienne boulanger, même si mes parents ont un peu tenté de me décourager. Ils avaient passé leur vie au travail, ils savaient que c’est une vie difficile. J’ai fait des études de gestion, puis une formation de boulanger-pâtissier. J’ai acheté ma première boulangerie, puis d’autres, sans avoir pour autant de grandes ambitions. Depuis le début, je m’amuse, je joue. Ce que je fais aujourd’hui, j’ai l’impression que c’est ce que je faisais gamin dans la cour de récréation. Je joue aux billes, autour d’un arbre. Sauf que les enjeux ne sont pas les mêmes. Mais je joue quand même. J’ai toujours envie d’aller plus loin. J’accueille toutes les opportunités qui se présentent, même si toutes ne se réalisent pas. Créer un gâteau est sans doute né de cette envie de créer ce qui n’existe pas, de ne jamais faire la même chose.

Comment naît l’idée ?
Choc’O Roi est la conséquence de voyages et de rencontres. J’adore le Pays Basque, nous y allons en famille chaque année. Là-bas, le gâteau basque est une tradition. À chaque retour, je me disais qu’il y avait quelque chose de similaire à faire à Angers. Et puis, je voulais faire ma spécialité, me démarquer. Après chaque voyage, je faisais des essais jusqu’à ce que le quotidien reprenne le dessus. Pendant trois années, le projet partait, s’arrêtait, partait, s’arrêtait. En 2012, nous montons une nouvelle boutique à l’Atoll et bénéficions aussi d’un nouveau laboratoire de 350 m2 au MIN. Je me dis que ça y est, j’ai les moyens humains et matériels, c’est pour cette année ! J’affine la recette, je tente, je travaille les textures. Et Choc’O Roi naît.

Pourquoi ce produit précisément ?
Je voulais faire un gâteau qui plaise à tout le monde. Le gâteau basque est un gâteau de rassemblement, après-guerre, un gâteau de plaisir et de bonheur. Quand on l’apporte sur la table, il ravit tout le monde. Je voulais trouver cela. Je voulais que chacun se dise en voyant le gâteau arriver sur la table : « Cool, un Choc’O Roi ! » Je voulais aussi du chocolat, dès le départ, et aussi de la crème pâtissière. Pour plaire au plus grand nombre, il me fallait un chocolat pas trop amer pour les enfants, pas trop sucré pour les grands-parents. J’ai fait des essais et j’ai abouti à l’idée de la crème pâtissière au chocolat qui apportait plus de légèreté.
Enfin, je voulais trouver un emblème pour représenter l’Anjou. La fleur de lys s’est imposée naturellement.

Quel moment vous a fait douter ?
Choc’O Roi a été créé en six mois, d’août 2013 à février 2014. Pour installer une spécialité locale, il faut être partout. Nous avons dépensé beaucoup d’énergie dans des événements sportifs, culturels, à faire goûter et découvrir le Choc’O Roi. Je passais ma vie, mes semaines, mes week-ends avec la camionnette et le stand Choc’O Roi. Cela a été une phase indispensable pour installer la marque. En même temps, nous avions réaménagé trois magasins. J’étais épuisé. Je n’ai jamais autant travaillé sans gagner d’argent.

Quel moment fait rêver ?
Fin novembre 2014, au château de la Perrière, nous avons organisé une soirée autour du Choc’O Roi. 500 personnes sont venues ce soir-là. C’était énorme. Ça, ça ne s’achète pas ça. Ce qui compte, c’est l’humain, la relation à long terme. Cette soirée a été la conséquence de tout ce que j’avais construit. C’était très émouvant.

Quelle leçon tirez-vous d’un tel projet ?
En 2014, nous avons donné un nouveau souffle au Choc’O Roi en développant des produits autour : un crémant de Loire, un chocolat, un miel, une croustille, un macaron. Avec Choc’O Roi, nous avons une niche entre les mains. Je crois que les gens en tombent amoureux  parce que l’histoire que nous racontons est vraie. Il n’y a pas de triche.
Nous sommes locaux et artisanaux. Maintenant, je dois faire attention aux charges, être économiquement viable et pérenne. Il ne faut pas courir et pérenniser le produit.